Le Salon du Crédit a été l’occasion de rencontrer Benoit MICHAUX, fondateur du groupe MENTOR, sur le stand de PARTNERS FINANCES.

Un échange passionnant qui a permis cette interview : histoire du groupe, croissance à l’international, développement durable…

Bonjour Benoit, tu es le P-DG du groupe MENTOR, qui intervient dans plusieurs domaines d’activité – finance, immobilier et BTP, assurance, informatique, nouvelles technologies… Peux-tu en quelques mots présenter à nos lecteurs comment s’est constitué le groupe MENTOR qui pèse aujourd’hui 135 M€ de chiffre d’affaires ? 

Benoit MICHAUX – Au départ, j’ai ouvert une agence immobilière puis je me suis intéressé aux questions de financement des particuliers. Rien n’était écrit à l’avance, c’est au fil des différentes rencontres professionnelles que le Groupe Mentor s’est diversifié. Je suis très curieux de nature et donc je me lance avec passion dans chaque nouveau projet entrepreneurial ou activité connexe à celles existantes. Aujourd’hui nous sommes plus de 900 à travers toute la France et dans de nombreux autres pays, c’est fou !

Le capital est toujours détenu majoritairement par les fondateurs ? 

Oui, tout à fait. Notre indépendance a beaucoup de sens pour moi. Le groupe SPARTFIN (regroupant les structures finance) s’est installé à la place de N°1 du rachat de crédits depuis des années et s’est développé en Europe sans aide extérieure. Mes confrères et concurrents ont fait le choix d’intégrer des fonds d’investissement pour grandir, nous ne le ferons pas. Le Groupe est et restera familial, d’ailleurs mes deux fils ainés m’ont déjà rejoint. Le groupe SPARTFIN progresse de manière fulgurante et devrait même atteindre 90 millions d’euros de CA pour 2019.

C’est en 1996 qu’est né PARTNERS FINANCES, pionnier du regroupement de crédits en France. Qu’est-ce qui, à l’époque, a suscité ton intérêt pour cette activité alors méconnue ? 

Encore une fois, une histoire de rencontres professionnelles : j’ai fait la connaissance d’un courtier qui travaillait avec la banque spécialisée Royale Saint-Georges et qui m’a parlé de l’activité de regroupement de crédits. Cela m’a tout de suite intrigué. 

Par la suite, PARTNERS FINANCES a franchi les frontières ! Portugal (2007), Belgique (2015), Allemagne (2018), et maintenant l’Espagne ? 

Tu oublies le Luxembourg, également ouvert en 2018 ! Chez Partners Finances, on aime repousser les limites. Nous avons des implantations solides au Portugal et en Belgique depuis plusieurs années maintenant. L’ouverture d’une filiale en Espagne est actuellement en cours, elle devrait être opérationnelle courant novembre. Des ouvertures dans d’autres pays devraient suivre très rapidement, nous sommes sur une bonne lancée.

Les modèles économiques sont-ils les mêmes chez nos voisins européens ? 

Non, chaque pays a son modèle. C’est ça qui est intéressant !

Sortir des frontières permet-il finalement de mieux appréhender le marché national et d’y apporter des innovations ? 

Oui en effet, chaque implantation de Partners Finances permet d’apporter des innovations dans les autres filiales en France ou à l’étranger. Il y a encore beaucoup d’axes de progression à envisager, c’est passionnant.

Je te sais très engagé sur les enjeux écologiques de demain. C’est ainsi que le groupe MENTOR a lancé Apis & Love, un fonds de dotation en faveur de la protection des abeilles. Peux-tu nous en dire plus ? 

J’ai grandi à la campagne et lorsque j’étais enfant, je produisais du miel avec mon père. Ce fonds de dotation est piloté au quotidien par un apiculteur lorrain afin de faire de la sensibilisation, de revenir à des gestes simples et bons pour l’environnement. Par le biais de dons ou d’achat de miel en ligne (nous avons créé une sorte d’Amazon pour apiculteurs), nous permettons aux particuliers, professionnels ou collectivités d’agir pour la sauvegarde des abeilles.

C’est cette sensibilité écologique qui a amené à la création de Greeniz, premier acteur du monde du crédit à s’inscrire dans une démarche éco-responsable ? 

Oui, même si l’idée était déjà bien présente, la création de Greeniz nous a permis de passer le cap. 

Quels sont les engagements de Greeniz pour réduire l’empreinte écologique au quotidien ? 

Ce sont en fait des gestes simples qui ne sont pas assez favorisés en entreprise. Nous encourageons les modes de déplacement doux, l’utilisation de matériaux naturels et éco-friendly (gobelets en bois, papier recyclé…), l’usage raisonné des énergies et aussi, la dématérialisation au maximum afin d’éviter l’utilisation excessive de papier (surtout dans nos métiers qui nécessitent de nombreux documents).

Pourquoi la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) n’est-elle pas aujourd’hui plus développée ? Manque de prise de conscience ? Peur d’un surcoût ? Simple méconnaissance de la part des entreprises ?

Effectivement, je pense que c’est un mix de ces différentes raisons. Le chef d’entreprise est concentré sur la croissance de son entreprise, s’intéresser à la RSE peut demander beaucoup de temps avec un retour tardif voire incertain.

Pour conclure, as-tu une devise, une citation que tu affectionnes particulièrement ?

« En faire toujours plus pour des clients satisfaits et des employés heureux »

Merci beaucoup Benoit d’avoir accepté cette interview pour Made in Courtage. À  bientôt !

Avec Benoit MICHAUX au Salon du Crédit 2019
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