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Edito – L’immobilier en bonne place dans le discours de politique générale de F. Bayrou

François Bayrou, lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, n’a pas oublié le Logement. Face à une crise qui s’éternise et paralyse à la fois l’accès à la propriété et le marché locatif, le Premier ministre promet une réforme d’ampleur. Pour autant, au-delà des grandes annonces, le défi réside dans leur mise en œuvre.

À l’image de sa déclaration : « Si l’on ne peut pas se loger, on ne peut pas se faire reconnaître », Bayrou fixe une ligne claire : débloquer un système englué dans les contraintes administratives et la rareté du foncier. Sa recette : simplifier les procédures, encourager la densification urbaine et mobiliser les élus locaux. Des mesures qui s’accompagnent d’une ambition chiffrée : comme la construction de 15.000 logements étudiants par an, pendant trois ans.

Des promesses aux actes : les leviers mobilisés

« Nous avons besoin d’une politique du logement repensée et de grande ampleur », a martelé le Premier ministre. Pour concrétiser cette ambition, plusieurs pistes ont été évoquées :

  • Allégement des procédures : une réduction des délais pour obtenir des autorisations de construire, complétée par une simplification des demandes administratives.
  • Densification urbaine : favoriser les changements d’usage des bâtiments existants pour augmenter rapidement l’offre.
  • Soutien aux élus bâtisseurs : instauration d’un système d’encouragement, incluant l’investissement privé, pour inciter les collectivités à lancer des projets immobiliers ambitieux.

Bayrou ne cache pas que la tâche s’annonce ardue : « La France connaît une crise profonde : parc de logements sociaux saturé, offre locative en baisse, taux d’intérêt élevés bloquant l’achat immobilier, et coûts de construction qui flambent ». Mais les objectifs sont clairs : relancer l’investissement locatif et rendre l’accession à la propriété plus accessible, notamment dans les zones tendues.

Des annonces sous le feu des critiques

Si les mesures annoncées traduisent une volonté réelle de changement, elles n’ont pas convaincu tout le monde. Beaucoup s’interrogent sur la faisabilité concrète d’un tel programme dans un contexte de tension budgétaire et d’inflation.

Reste à savoir si cette impulsion politique parviendra à desserrer l’étau du logement en France. Les mois à venir seront décisifs pour juger de la portée réelle de ce discours… si le gouvernement reste en place.


Lu pour vous

Comment les banques gagnent-elles de l’argent ?

Les banques génèrent leurs revenus principalement à travers deux sources majeures : les intérêts sur les prêts qu’elles octroient et les commissions issues des services bancaires. Ces deux piliers ont évolué au fil des décennies avec les transformations économiques et financières mondiales.

1. Revenus issus des clients :
  • Intérêts sur les prêts : Ils représentent 43 % du produit net bancaire (PNB) des banques françaises en 2023. La marge nette d’intérêt (MNI), qui mesure l’écart entre les intérêts perçus sur les prêts et ceux payés pour les dépôts, reste une source importante mais en déclin.
  • Commissions : Ces frais liés aux services (cartes bancaires, gestion de compte, etc.) génèrent plus d’un tiers du PNB. Leur augmentation, prévue à plus de 5 % en 2025, constitue une réponse au contexte économique difficile.
  • Diversification : Les banques se sont aussi tournées vers d’autres secteurs, tels que l’assurance et des services non financiers (téléphonie, Internet).
2. Activité sur les marchés financiers :

Les banques interviennent sur les marchés pour leur propre compte (détention d’obligations, actions) ou pour leurs clients. Ces activités représentaient 14 % du PNB en 2023. Bien que controversée, cette activité reste essentielle pour diversifier leurs revenus.

Contexte économique et défis :
  • L’inflation et la hausse des taux d’intérêt affectent la MNI en augmentant le coût de l’épargne réglementée.
  • Les néobanques et fintechs, avec leurs coûts réduits, accentuent la concurrence. Cela pousse les banques traditionnelles à rationaliser leurs opérations, notamment en fermant des agences (5,5 % des agences ont disparu entre 2020 et 2023).

En 2023, le produit net bancaire des banques françaises s’élevait à 161 milliards d’euros, soit 5,7 % du PIB, mais enregistrait une baisse de 2,9 % par rapport à l’année précédente. Les banques doivent ainsi jongler entre adaptation à un environnement concurrentiel et transformation de leur modèle économique pour garantir leur stabilité financière.

🔗 A lire : l’article de Brief éco (un abonnement peut être nécessaire)



Tension locative record et loyers en hausse : le marché locatif français dans le rouge

LocService.fr vient de publier son observatoire annuel du marché locatif. Selon Ivan Thiébault, responsable des études : “malheureusement, ce que nous avions anticipé dans l’étude de l’année dernière s’est vérifié : les effets cumulés des difficultés d’accès au crédit, des interdictions de louer les passoires thermiques, de la fin du Pinel et d’autres facteurs impactant l’offre et la demande immobilière, continuent d’accélérer les hausses de tension du marché locatif partout en France. Cette tension galopante ne pouvait avoir qu’une conséquence : faire grimper les loyers dans la majorité des grandes villes (…). Il faut surveiller de près les évolutions des taux et espérer des assouplissements dans les interdictions de louer, sans quoi cette tendance risque de perdurer”.

🔗 A lire : l’Observatoire 2025 LocService.fr


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