En 2025, le marché immobilier français reste contrasté. Après deux années de net ralentissement lié à la hausse des taux d’intérêt, les premiers signes de reprise apparaissent, portés par une détente progressive du crédit immobilier et par les dispositifs publics de soutien à l’achat.
Cependant, les trajectoires divergent entre l’ancien et le neuf : chacun présente ses opportunités, mais aussi ses contraintes.
L’immobilier ancien en 2025 : attractif mais sélectif
Un marché qui pèse toujours majoritairement
Avec près de 70 % des transactions réalisées dans l’ancien (source : Notaires de France, 2024), ce segment reste le favori des acheteurs. Après des baisses de prix enregistrées en 2023 et 2024, la tendance semble se stabiliser en 2025, avec même de légères hausses dans certaines villes moyennes et zones attractives.
Des opportunités de négociation
L’offre est plus abondante qu’en 2022, ce qui laisse aux acquéreurs de vraies marges de négociation. Les biens nécessitant des travaux ou situés dans des zones moins tendues se négocient particulièrement bien.
Le poids des contraintes énergétiques
La performance énergétique devient un critère déterminant :
- Les logements classés F ou G au DPE subissent des décotes importantes.
- Les passoires thermiques sont de plus en plus difficiles à vendre, les investisseurs anticipant les interdictions de location à venir.
- À l’inverse, les biens déjà rénovés ou bien situés partent rapidement, parfois sans négociation.
👉 En résumé, en 2025, acheter dans l’ancien peut être une bonne affaire, à condition de bien anticiper les travaux de rénovation énergétique et leur financement.
L’immobilier neuf en 2025 : un marché en tension
Une offre qui se contracte
Le neuf traverse une crise structurelle : la délivrance des permis de construire a chuté depuis deux ans (source : Ministère de la Transition écologique, 2024), ce qui limite considérablement l’offre. Résultat : malgré un contexte immobilier en ralentissement, les prix dans le neuf résistent davantage que dans l’ancien.
Des atouts toujours solides
Le neuf conserve plusieurs avantages pour les acquéreurs :
- Conformité aux dernières normes énergétiques (RE2020).
- Frais de notaire réduits (2 à 3 % contre 7 à 8 % dans l’ancien).
- Pas de travaux immédiats.
Des freins persistants
Cependant, le budget nécessaire reste élevé et l’accessibilité à l’achat dans les grandes métropoles se réduit. Le prêt à taux zéro (PTZ), prolongé en 2025 dans certaines zones, continue de soutenir la demande, mais il ne compense pas entièrement le manque d’offres et les prix élevés.
Ancien ou neuf : quel choix pour les acheteurs en 2025 ?
- Ancien : plus accessible en prix, avec des possibilités de négociation, mais exigeant souvent un investissement supplémentaire pour la rénovation énergétique.
- Neuf : plus sécurisé en termes de normes, moins de frais annexes, mais un budget plus conséquent et une disponibilité limitée.
👉 Le choix dépend du budget de l’acquéreur, de sa volonté (ou non) de se lancer dans des travaux, et de son projet (résidence principale, investissement locatif, revente à court ou moyen terme).
Le rôle clé des courtiers en financement
En 2025, le rôle du courtier en crédit immobilier est plus que jamais central. Il aide les acheteurs à :
- Comparer les solutions de financement (ancien vs neuf).
- Mobiliser les aides existantes (PTZ, dispositifs fiscaux).
- Anticiper le coût réel d’un projet incluant des travaux de rénovation énergétique.
Grâce à leur expertise, les courtiers permettent aux particuliers de sécuriser leur achat et d’optimiser leur budget, dans un marché immobilier toujours complexe.
FAQ Immobilier 2025 : ancien ou neuf ?
1. Est-il plus intéressant d’acheter dans l’ancien ou dans le neuf en 2025 ?
👉 L’ancien reste souvent plus abordable et négociable, mais il impose des travaux de rénovation énergétique. Le neuf offre des logements conformes aux normes et sans travaux, mais à un prix plus élevé et avec une offre limitée.
2. Quels sont les frais de notaire en 2025 pour l’ancien et le neuf ?
👉 Dans l’ancien, ils représentent environ 7 à 8 % du prix d’achat, contre 2 à 3 % dans le neuf, ce qui rend ce dernier plus attractif à ce niveau.
3. Les passoires thermiques (logements F ou G au DPE) peuvent-elles encore se vendre ?
👉 Oui, mais elles subissent une forte décote et sont de plus en plus difficiles à vendre, surtout en investissement locatif en raison des interdictions de location progressives.
4. Le prêt à taux zéro (PTZ) est-il toujours disponible en 2025 ?
👉 Oui, le PTZ est maintenu en 2025 dans certaines zones, principalement pour l’achat d’un logement neuf, mais aussi dans l’ancien avec travaux en zones rurales.
5. Quels critères privilégier pour choisir entre ancien et neuf ?
👉 Le choix dépend de plusieurs facteurs : le budget global, la localisation souhaitée, la tolérance aux travaux, mais aussi le projet (résidence principale ou investissement locatif).
