Le marché immobilier continue d’évoluer en 2025, avec des dynamiques bien différentes entre l’immobilier ancien et le neuf.
Après plusieurs mois de ralentissement marqué, les premiers signaux de reprise apparaissent, portés notamment par la baisse des taux de crédit immobilier et par les dispositifs de soutien aux acheteurs.
Mais les trajectoires divergent selon le type de bien, entre un ancien attractif mais sélectif et un neuf en tension structurelle.
🏠 L’immobilier ancien : attractif mais sélectif
En 2025, l’immobilier ancien reste le premier choix des Français, représentant près de 70 % des transactions.
Les prix, après avoir reculé en 2023 et 2024, tendent à se stabiliser, voire à repartir légèrement à la hausse dans certaines villes moyennes.
Les acheteurs profitent d’une offre plus large et de marges de négociation intéressantes, mais doivent désormais composer avec de nouvelles contraintes.
Le durcissement des critères énergétiques pèse fortement : les logements classés F ou G au DPE se vendent plus difficilement et subissent des décotes importantes.
Les investisseurs se montrent prudents face aux interdictions de location à venir pour les passoires thermiques.
En revanche, les biens bien situés et déjà rénovés tirent leur épingle du jeu : ils se vendent vite, parfois au prix fort.
🏗️ L’immobilier neuf : un marché en tension
Le marché du neuf traverse en 2025 une crise structurelle.
La baisse des permis de construire depuis deux ans limite l’offre, alors même que la demande reste soutenue.
Résultat : les prix peinent à baisser, malgré les attentes des acheteurs.
Pour soutenir le secteur, l’État maintient le prêt à taux zéro (PTZ) dans certaines zones et encourage la construction durable.
Le neuf séduit toujours par ses atouts : performance énergétique optimale, frais de notaire réduits, absence de travaux, et conformité aux dernières normes environnementales.
Mais son coût global reste un frein pour de nombreux ménages, surtout dans les grandes métropoles où l’offre accessible se raréfie.
Quels choix pour les acquéreurs en 2025 ?
En résumé, l’immobilier ancien séduit par ses opportunités de prix et sa localisation, mais impose souvent des travaux de rénovation énergétique.
Le neuf, lui, rassure par sa qualité, ses avantages fiscaux et sa performance énergétique, mais reste plus cher et moins disponible.
En 2025, le marché immobilier reste donc à deux vitesses.
Les courtiers en financement jouent un rôle essentiel pour aider leurs clients à arbitrer entre ancien et neuf, en tenant compte à la fois du budget, des aides mobilisables et des contraintes énergétiques.
