Maxime BADIA TwoCheck

Le marché de l’édition logicielle à destination des intermédiaires bancaires ne cesse de se développer. Nouveaux besoins utilisateurs, nouvelles technologies… Made in Courtage a rencontré Maxime BADIA, co-fondateur de TwoCheck

Bonjour Maxime, tu es le fondateur de TwoCheck, solution métier à destination des courtiers en crédit. Comment est née l’envie de créer un nouveau logiciel de courtage ?

Bonjour Eric, 

Je te remercie de ton invitation et du travail que tu réalises à destination des courtiers à travers ce média d’information. 

L’idée de créer TwoCheck est née de mon utilisation antérieure d’un logiciel « métier » pour lequel je ne trouvais aucune intuitivité, et technologiquement plutôt dépassé, mais il parait que le vintage revient à la mode. 

Ayant certes une expérience dans le domaine du crédit, il n’en demeure pas moins que je ne suis pas ingénieur en informatique. 

Ainsi, l’idée de lancer ce projet, est née aussi d’une rencontre avec mon associé, doctorant en intelligence artificielle, ce qui a permis de monter l’équipe avec notre chef de projet et nos développeurs. 

Un marché très convoité

Le marché du logiciel devient de plus en plus concurrentiel : comment se démarque TwoCheck ?

Personnellement je suis très satisfait que notre secteur d’activité soit concurrentiel, d’une part ça démontre que ce marché est porteur, et d’autre part ça pousse tous les acteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes, et tout cela au bénéfice des courtiers. Ils sortent ainsi d’une situation de quasi-monopole d’acteur historique sur ce marché. 

Il est assez difficile pour moi de répondre à cette question à savoir comment TwoCheck se démarque de ses concurrents, car en effet, je ne regarde pas ce que font mes confrères. 

Je reste fidèle à ma vision d’origine de l’outil que « j’ai rêvé », qui devient une réalité au fil des évolutions récurrentes, nombreuses et variées. 

La plus grande force de notre plateforme c’est avant tout le facteur humain, j’ai la chance de travailler avec des équipes hautement qualifiées, experimentées, perfectionnistes, et surtout complétement dévouées au succès de TwoCheck. 

Grace à elles, TwoCheck est aujourd’hui un véritable moteur de connectivité, qui ne se limite pas à gérer des demandes de crédit, mais qui va (et ira) bien plus loin, pour proposer un véritable univers du courtage. 

Cet ensemble comprend bien sûr les parties comptables et financières, mais aussi la gestion du temps, des équipes, de la conformité, de la formation, et enfin bien sûr des relations avec les services informatiques des établissements bancaires afin de fournir prochainement des services innovants liés à la DSP2.

La plus grande force aujourd’hui de TwoCheck, c’est bien évidemment sa réactivité et tous les services innovants sur lesquels nous travaillons, et aussi ceux que nous avons dans le pipe pour le 12 prochains mois.  

En préparant cette interview, nous avons beaucoup parlé « expérience client » (« UX ») : comment pourrais-tu définir l’approche UX de TwoCheck ?

C’est pour moi aujourd’hui la base de toute réflexion de l’outil. Ce n’est pas à l’utilisateur de comprendre l’ingénieur, mais bien l’inverse. 

Nous avons d’abord conçu le design et le parcours utilisateur avant de nous pencher sur les étapes de codage de la solution. 

Nous avons fait appel à plusieurs webdesigners de talent pour concevoir un outil unique et une proposition graphique réellement novatrice. 

Aussi, nous nous sommes mis à la place des personnes qui débutent dans le courtage, pour que TwoCheck soit idéalement utilisable sans mode d’emploi rébarbatif de 24 tomes. 

Toutes les semaines nous apportons des correctifs même mineurs, parfois même invisibles pour nos clients, et nous continuons au quotidien de faire évoluer la fluidité d’utilisation pour que TwoCheck reste un outil efficace, facile à prendre en main, en rendant la navigation de plus en plus évidente. 

A qui s’adresse TwoCheck ?

TwoCheck s’adresse à tous les courtiers en crédit, qu’ils soient indépendants, affiliés, franchisés. 

Nous sommes en mesure de satisfaire à la fois les réseaux de taille conséquente, avec un véritable savoir-faire en matière de reprise de données antérieures, et aussi les courtiers indépendants, petite, moyenne ou grande équipe, qu’il soit en mono-agence ou multi-site. 

TwoCheck est aussi une solution qui s’adresse à tous les acteurs du courtage en général, les organismes de formation, les courtiers en assurance emprunteur, les CGP orientés immobilier, et bien sûr toutes les activités annexes gravitant autour de cet univers. 

Comment nos lecteurs peuvent-ils prendre contact avec TwoCheck ?

TwoCheck est présent sur la majorité des réseaux sociaux professionnels, et nous restons joignable à travers le formulaire de contact de notre website ou directement sur l’adresse contact@twocheck.fr

Le courtage demain

L’intermédiation bancaire subit de profonds bouleversements : effets de la crise sanitaire et économique, relations avec les banques… quel regard portes-tu sur l’avenir du courtage ?

C’est là un sujet fort intéressant sur lequel on pourrait échanger des heures entières sans discontinuer. 

Avant de parler de l’avenir du courtage, il est aussi important de s’arrêter un moment sur la situation actuelle. 

Les courtiers, en France, bénéficient (encore pour le moment) de cette exception, qu’on ne retrouve chez aucun de nos voisins européens, exception communément nommée la commission banque. 

Certains ont basé leur business model uniquement sur ce mode de rémunération, je pense, et leur souhaite, qu’ils sont en train de revoir leur copie. 

Contrairement aux pays anglo-saxons, il est très difficile en France de se faire rémunérer pour un conseil, notamment sur le B2C. C’est vrai pour les CGP, les assureurs, et aussi les courtiers. 

Aussi, dans notre pays, subsiste une réelle hypocrisie autour de l’argent, sans doute héritée de 1789, époque où on avait la lame facile envers les nobles et bourgeois qui détenaient l’argent.  

Un réel changement de paradigme

Je pense sincèrement qu’on est au cœur d’un réel changement de paradigme, où les courtiers devront mieux apprendre à se faire rémunérer pour leur travail, d’autant que le consommateur-emprunteur ne prend aucun risque puisque la réglementation ne prévoit aucun règlement pour l’IOB sans obtention du concours bancaire. 

Il me semblerait donc logique que les honoraires de courtage évoluent à la hausse, néanmoins ils seront d’office confrontés aux taux d’usure, celui-là même qui a fait couler beaucoup d’encres ces dernières semaines. 

On a constaté depuis le début de l’année que malgré l’intervention parfois musclée des associations professionnelles, les établissements bancaires demeurent le pot de fer. 

Toutefois, est ce que ces mêmes organisations, par un travail de fond sur la durée ne seraient pas à même de faire assouplir certaines réglementations notamment en ce qui concerne les modalités de calcul du taux d’usure, c’est à mon sens une piste qui n’est pas à exclure. 

Ainsi, à ce jour, les courtiers naviguent dans un chenal relativement étroit entre d’un côté le durcissement des conventions de partenariat et de l’autre un taux d’usure, qui pour beaucoup, est un non sens économique particulièrement sur les crédits immobiliers. 

De tous ces éléments, ma vision est évidemment optimiste et positive, puisque nous allons assister dans les prochaines années à plusieurs mutations profondes de la profession de courtiers. 

Optimiste surtout, puisque la part de marché du courtage en France dispose d’une exceptionnelle marge de progression comparée aux mortgage broker d’outre manche et d’outre atlantique. 

Il est fort probable que le métier s’oriente vers un business model à l’anglo-saxonne, c’est en tous cas selon moi ainsi que je lis les différents indicateurs actuels. 

Le marché du courtage demeure encore en plein essor, on va sans doute assister à des opérations de concentrations, que ce soit en Fusac, en partenariat divers, ou voire même sous des modèles coopératifs. 

Conscient de ce monde qui change, TwoCheck a fait le pari de rester agile dans sa solution pour s’adapter au gré des différents changements et opportunités qui pourraient intervenir dans les prochaines années. 

Le futur est-il au « phygital » ?

Loin de moi la prétention de détenir la vérité, je n’ai ni consulté ma boule de cristal, ni un jeu de tarot pour répondre à ta question. 

Mais à mon sens, l’avenir est multiple. Le futur c’est le choix, voire une multiplicité de choix

Aujourd’hui, le choix pour l’emprunteur d’être 100% autonome sur Internet pour visiter, acheter et financer son bien, notamment pour les digital native qui arrivent sur le marché de l’immobilier encore plus nombreux chaque année. 

Le choix de se rendre en agence « proximité » et aussi le choix de mixer à la fois le digital pour initier son projet, et le physique pour le concrétiser. 

Demain, le digital prendra forcément davantage de place dans l’avenir du courtage, c’est d’ailleurs en ce sens que nous réfléchissons à l’élaboration d’algorithmes orientés IA pour définir des modèles predictifs d’acceptation (ou de pré-acceptation) de dossier, pour que les IOB clients de TwoCheck, deviennent à terme des « courtiers augmentés ». 

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