Les articles parus dans l’édition des Echos du 22 novembre 2019 ont suscité énormément de réaction parmi les professionnels de l’intermédiation bancaire : « crédit immobilier, les banques déclarent la guerre aux courtiers », « le Crédit Agricole du Languedoc cesse de travailler avec des courtiers en crédit immobilier ».


Que faut-il retenir de ces articles ? 

Finalement, rien qu’on ne sache déjà. La défiance de certaines banques repose pour beaucoup sur les mauvaises pratiques de certains intermédiaires (taux de transformation trop faibles, loi Hamon dans la foulée du déblocage des fonds, rachats successifs…). Ces agissements conduisent les établissements bancaires à s’interroger sur la poursuite des relations avec le courtage – et dans certaines régions, à se séparer purement et simplement des intermédiaires, le tout dans un contexte de marge très dégradée.

Néanmoins, et c’est ce qu’il faut avoir en permanence à l’esprit, c’est que désormais les banques vont privilégier l’efficacité et la productivité. C’est ce que souligne le Crédit Mutuel ARKEA et son DG Groupe Adjoint Sébastien MUSSET, interrogé par Les Échos : 

« Nous voulons continuer à travailler avec les courtiers à la condition que l’on se situe bien dans un partenariat. Nous exigeons des dossiers de bonne qualité, un partage équilibré de la valeur, et un taux de transformation convenable. Dans le cas contraire, nous dénonçons les conventions de courtage ».

Le Label Made in Courtage s’inscrit exactement dans cette exigence : ce n’est pas tant de peser en volume, mais surtout de mettre en avant collectivement le travail de qualité, la recherche d’efficacité et de taux de transformation. C’est le mot d’ordre auprès des banquiers.

Le métier d’intermédiaire en crédit est encore récent – après tout, il n’est réglementé que depuis quelques années ! Dans un contexte de marché en pleine (r)évolution, il est impératif de poursuivre la professionnalisation du métier. La vague de « démandatement » peut déstabiliser, mais sans s’organiser, sans se fédérer, elle peut amener à submerger ceux qui ne préparent pas le lendemain.

L’un des rôles du Label va être de surveiller ce sujet en permanence, d’en faire la promotion auprès des banques, d’accompagner ses adhérents dans cette démarche, et aussi d’en être le garant pour chacun – nous n’accepterons pas à nos côtés de courtier qui ne s’inscrit pas dans cette logique qualité.

Enfin, rejoindre le Label et ses exigences et opportunités en matière de servicing, c’est aussi travailler à l’optimisation de son modèle économique nécessaire pour parer à une dégradation des marges.

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